Jean-Michel Duhamel, PDG de Monsanto, déplore « l’incohérence totale des opposants qui se cachent pour détruire et qui, finalement, ne défendent ni la recherche, ni l’agriculture , ni la société : on ne peut à la fois réclamer une évaluation approfondie des biotechnologies et en parallèle détruire les essais sans lesquels cette évaluation est impossible ». Il ajoute que « les données détruites sont malheureusement perdues. Comme nous disposons de données générées dans d’autres pays pour obtenir des autorisations de mise sur le marché en France, nous allons continuer à constituer nos dossiers de demande de commercialisation. Mais devant les difficultés pour expérimenter rencontrées en France, nous allons devoir demander au Ministère de l’Agriculture d’accepter des données scientifiques, certes peu représentatives des conditions agricoles françaises, mais suffisantes pour montrer l’utilité et la sécurité de la technologie. »
Monsanto qui rappelle que la parcelle détruite avait reçu « les autorisations nécessaires du ministère de l'Agriculture » souhaite « que la loi française permette de fixer un cadre juridique à l'expérimentation et aux cultures biotechnologiques et reste confiant dans la volonté des autorités de faire respecter la loi face à la dangereuse radicalisation du mouvement des opposants.»
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