L'équipe du Pr Kenong Xu, de l'Université de Californie à Davis, a mis en évidence que l'introduction de la variante de ce gène, appelée Sub1A-1, dans des plants de riz ne supportant naturellement qu'une semaine d'immersion, leur avait permis de survivre deux semaines. Les plants dans lesquels cette variante du gène Sub1 --Submergence 1-- a été introduite ont gardé toutes leurs propriétés agronomiques, y compris leur rendement, soulignent les scientifiques. Le riz doit être cultivé dans des zones où le niveau d'eau ne submerge pas la plante. Pour la plupart des espèces (plus de 120.000 au total dans le monde), une immersion prolongée est fatale. Cette découverte est capitale, car les scientifiques ont pu injecter la variante du gène dans des variétés locales sujettes en Asie à des inondations, comme dans d'autres, plus élaborées mais également cultivées dans des zones à risque, estime, dans un commentaire publié par Nature, Takuji Sasaki, chercheur de l'Institut national des sciences agrobiologiques de Tsukuba, au Japon. Dans les basses terres du sud, de l'est et du sud-est de l'Asie, le phénomène de la mousson et les rivières provoquent des inondations imprévisibles. Selon M. Sasaki, la production de riz a doublé dans le monde dans les 40 dernières années et la demande dépasse toujours l'offre.
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