"La destruction totale du dernier essai sur la parcelle d'Antoingt dans le Puy-de-Dôme dans la nuit du 27 au 28 août, confirme que les faucheurs sont engagés dans une escalade de violence aveugle et sourde", affirme dans un communiqué Limagrain, la maison-mère de Biogemma. Cette parcelle, où se trouve le seul essai d'OGM cultivé dans le département, avait déjà été partiellement endommagée par des Faucheurs volontaires le 3 juillet.
La parcelle se composait de deux essais distincts, une première partie de 1.200 m2 et une autre de 3.600 m2.
"En détruisant l'essai précocité de floraison, rescapé d'un premier fauchage clandestin le 3 juillet dernier, alors même que le tribunal administratif de Clermont-Ferrand soulignait, le 4 août, l'intérêt public et l'absence de risque pour l'environnement et la santé publique, les faucheurs violent la loi et les décisions de justice", ajoute le communiqué de Limagrain. Le 4 août, le tribunal administratif avait rejeté une requête de la Confédération paysanne qui demandait en référé la suspension d'une autorisation du ministère de l'Agriculture portant sur cet essai à Antoingt.
Biogemma et Limagrain "attendent des pouvoirs publics qu’ils déploient les moyens nécessaires pour que les auteurs de ces destructions répondent de leurs actes et soient sanctionnés à hauteur des préjudices graves qu’ils font subir à la recherche. En effet, les destructions répétées d’essais et, depuis peu, celles de cultures commerciales, minent la capacité des entreprises françaises de mener à bien des programmes de recherche et de développement sur le territoire national, conduisant à un transfert sans précédent d’activités de recherche à l’étranger ".
Limagrain et l’ensemble des actionnaires de Biogemma, société de biotechnologies du monde agricole, demandent au gouvernement "d’accélérer la procédure de transposition de la directive 2001/18 déjà engagée par le Parlement français".
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