Printemps froid et humide, canicule en juillet, retour de la pluie et de la fraîcheur en août, les conditions climatiques ont affecté le gibier à plume, surtout les oiseaux nichant au sol, comme la perdrix grise dans la moitié nord de la France. La FNC a noté les espèces entre 1 et 5 en fonction de leur taux de reproduction. La perdrix grise, habituée des grandes plaines céréalières, n'a que 2,1. Mai et juin, froids et pluvieux, ont entraîné des abandons de nids et un décalage du pic d'éclosion au début de l'été, ensuite la vague de chaleur en juillet a précipité les moissons et de nombreux nids et couvées ont ainsi été détruits. La perdrix rouge, plus méridionale, se porte un peu mieux avec 2,7. De nombreux chasseurs "ont annoncé qu'ils chasseront très peu - voire pas du tout - la perdrix", assure la FNC. Le faisan, à la reproduction plus précoce, passe juste la moyenne (2,6). Le canard colvert, géné par les crues du printemps, obtient 2,7, et le pigeon ramier - palombe dans le Sud-ouest - 3,5, soit la meilleure note des oiseaux. Pour le petit gibier à poil, c'est le lièvre qui se porte le mieux (3,6). Il prolifère dans les plaines céréalières du Centre et de Picardie, le bocage des Pays de la Loire et les maquis méridionaux. Le lapin, décimé par les maladies virales, le bouleversement des paysages lié au développement de l'agriculture intensive, et les chasseurs dont il a longtemps été une des proies préférées, semble remonter la pente. La FNC, qui a décidé de financer une étude scientifique sur l'avenir de cette espèce, lui attribue la note de 3,1 en estimant que les maladies sont moins virulentes. Enfin, pour le grand gibier, la FNC donne des notes de 3,1 au cerf ainsi qu'au chevreuil (500.000 aujourd'hui contre 50.000 en 1975), maintenant présents dans toute la France, et 3,3 au sanglier, dont les chasseurs cherchent à limiter l'expansion car il occasionne de nombreux dégâts agricoles qu'ils doivent indemniser.
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