Six autres cas suspects sont signalés chez des chevaux du même département et font l’objet d’investigations. Le dispositif de surveillance démontre l’existence d’une circulation du virus West Nile dans le département des Pyrénées-Orientales. L’apparition de ce cas équin conduit à rappeler les mesures de protection individuelles pour prévenir la transmission à l’Homme de cette maladie par les moustiques : - limiter la prolifération des moustiques autour et dans le domicile ; - éviter les piqûres de moustiques .
Il est recommandé de porter des vêtements amples couvrant bras et jambes, d’appliquer un produit répulsif sur les zones de peau découvertes, en respectant les précautions d’emploi1 (femmes enceintes, enfants pour certains produits, allergies)… Dans les zones particulièrement denses en moustiques ou pour les personnes pour lesquelles les répulsifs cutanés sont contre indiqués, les vêtements peuvent être imprégnés avec un produit insecticide spécial pour tissu.
Le système de surveillance est renforcé avec une surveillance entomologique spécifique. Elle comprend, en plus de l’identification des espèces de moustiques présentes dans la zone, la recherche du virus chez ces vecteurs.
Le virus West Nile infecte habituellement les oiseaux sauvages mais peut accidentellement être transmis à l’homme ou au cheval par piqûres de moustiques eux-mêmes contaminés auprès d’oiseaux infectés. Il n’y a pas de transmission du virus du cheval à l’homme. Le virus West Nile n’entraîne chez l’homme le plus souvent qu’une infection inapparente ou banale (se manifestant par un syndrome grippal). Exceptionnellement, il peut entraîner une encéphalite.
La circulation du virus West Nile est actuellement surveillée en France par un triple dispositif : humain, équin et aviaire. Ce réseau de surveillance a été mis en place en Camargue en 2001, étendu en Corse en 2002, puis aux départements du pourtour méditerranéen en 2004. Il associe de nombreux partenaires sous la responsabilité des ministères de la santé et de l’agriculture.
Pour mémoire : en France, après l’épidémie humaine et équine en Camargue en 1962-1965, aucun cas humain ou équin n’a été détecté jusqu’en 2000. Au cours de l’été 2000, 76 cas équins ont été identifiés en Camargue. En 2003, 7 cas humains et 4 cas équins ont été signalés dans le Var. La dernière apparition du virus remonte à octobre 2004 et avait entraîné 32 cas équins en Camargue mais aucun cas humain.
Source : Communiqué du Ministère de l'agriculture
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