S'exprimant lors de la visite d'une exploitation agricole en Pays Basque français, à Itxassou (Pyrénées-Atlantiques), M. Lemétayer a déclaré: "Je préfère qu'on protège les éleveurs (et leurs troupeaux, ndlr) plutôt que les ours." "On peut toujours entendre certaines voix sur la bio-diversité et l'intérêt de sauvegarder tels ou tels animaux, mais ce qui est important c'est d'abord de ne pas mettre en danger les éleveurs et leurs troupeaux", a insisté le patron de la FNSEA. Cette visite était organisée dans le cadre de la campagne de la FNSEA en vue des élections aux Chambres d'agriculture prévues en janvier 2007. Selon un responsable local de la FNSEA, Jean-Marc Prim, Franska, l'un des cinq ours slovènes introduits en 2006 pour renforcer la population ursine des Pyrénées, a tué au moins 70 ovins cet été dans un secteur à cheval entre les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées où cette ourse a élu domicile. L'Equipe technique ours, organisme officiel en charge du suivi des ours nouvellement introduits, estimait à la mi-septembre que Franska avait causé la mort de 47 brebis, tout en reconnaissant qu'il s'agissait d'un chiffre sous-estimé. Les éleveurs de cette région, la vallée de l'Ouzom, avaient tenté de repousser l'animal vers un autre secteur, durant l'été, en organisant une "traque d'effraiement" mais sans parvenir à éloigner durablement l'animal. Ces éleveurs demandent que Franska soit capturée et relâchée ailleurs, dans une zone où il n'y a pas de troupeau et ont organisé plusieurs manifestions à ce sujet ces derniers mois.
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