[ 14/11/2006 9:26 ] Les agriculteurs ne voulant pas utiliser d’OGM sont aujourd’huisans recours face à la contamination de leurs productions. Les bio et tous les producteurs sous signe de qualité refusant les OGM sont pénalisés économiquement par l’absence de règle… mais que fait le législateur ? (Bio Aquitaine)
Bio d’Aquitaine, fédération des agrobiologistes d’Aquitaine, déplore que la mauvaise gestion nationale du problème des OGM en France ai provoqué une situation comme celle qui s’est produite en Gironde le week end dernier. …. Mais à l’heure où l’on interdit le tabac dans les lieux publics pour respecter les non fumeurs, le principe qui établit que « la liberté des uns s’arrête ou commence celle des autres » n’est pas d’actualité pour tout le monde.
Quid du droit à l’acte de produire sans OGM ? A t’on pensé à l’exaspération des agriculteurs inscrits dans des filières non OGM et leur angoisse permanente d’être pollués. Ces pollutions génèrent des préjudices économiques pour l’ensemble des producteurs bio ou sous signe officiel de qualité refusant des OGM : toute contamination d’OGM entraîne le déclassement des productions et met en danger tout un secteur économique.
L’Aquitaine est la première région de France des produits sous signes officiels de qualité, supports de richesse agricole et de notoriété. Elle devra faire le deuil de ces blasons de noblesse si les OGM se développent sur son territoire….et trouver à reclasser les 20 000 exploitations concernées !
Aujourd’hui les excès et le drame évité en Gironde sont un avertissement pour nous tous agriculteurs mais surtout pour nos législateurs qui portent la lourde responsabilité de ne pas protéger la liberté des uns et des autres. Ainsi il est fondamental qu’une loi protège les agriculteurs non utilisateurs d’OGM, du pollen OGM…qui est encore plus volatil que la fumée de tabac.
Les producteurs Bio d’Aquitaine mettent en évidence cette problématique depuis plusieurs mois, ont fait des propositions et attendent maintenant des solutions cohérentes avec les fondements de notre société pour que les agriculteurs qui ne veulent pas d’OGM puissent travailler librement , égalitairement et en toute fraternité.