Le dépistage de l’animal est intervenu dans le cadre de la surveillance renforcée des ruminants dans les périmètres autour de récents foyers belges proches de la frontière. Les analyses sérologiques réalisées au CIRAD1 à Montpellier ont confirmé la présence de la maladie. Les ruminants de l’exploitation sont consignés et mis sous surveillance ; les premiers tests effectués sur ces animaux sont favorables.
Par ailleurs, un foyer de fièvre catarrhale situé à Schillingen, en Allemagne, à environ une centaine de kilomètres de Metz, a été confirmé le 10 novembre 2006. Cet événement conduit la France, touchée par les zones réglementées autour de ce foyer allemand, à modifier le zonage déjà en place. Certains arrondissements de trois départements (Bas-Rhin, Haut-Rhin et Vosges) sont ainsi nouvellement concernés. Au total, tout ou partie du territoire de dix-sept départements sont aujourd’hui concernés en France (cf liste en annexe). Conformément au droit communautaire, les mouvements des ruminants vivants (bovins, ovins, caprins,...) et de leurs semences et embryons sont limités, voire interdits dans ces zones. Des dérogations ont pu être mises en place pour assouplir le dispositif tout en prévenant toute diffusion de la maladie à d’autres régions d’élevage.
Cette maladie ne touche que les ruminants. Elle n’affecte pas l’homme et n’a strictement aucune incidence sur la qualité des denrées.
La situation sanitaire demeure stable en France avec 6 foyers. En outre, l’abaissement des températures permet d’espérer rapidement une cessation de l’activité du moucheron responsable de la diffusion de la maladie ; l’allègement des mesures sanitaires sera alors possible, dans le respect du droit communautaire.
Par ailleurs, le ministère appelle toujours les détenteurs de ruminants à notifier des symptômes suspects à leur vétérinaire.
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