Le groupe allemand Bayer Cropscience, qui a développé le riz LL 601 mais ne l'a jamais commercialisé, avait soumis au ministère une demande d'autorisation après la découverte de traces de ce riz dans des lots pourtant certifiés non-OGM exportés des Etats-Unis vers l'Union européenne. La dérégulation de la culture et du commerce de ce riz génétiquement modifié pour résister à un herbicide de Bayer "ne devrait pas avoir de conséquences significatives sur la santé humaine ou l'environnement", a conclu vendredi un rapport du ministère. Bayer a abandonné il y a près de cinq ans les recherches sur le LL 601, mais le riz OGM s'est vraisemblablement développé dans des champs voisins, contaminant des lots de riz non-transgénique. Le ministère de l'Agriculture a ouvert une enquête sur ces contaminations, et ses conclusions ne sont pas attendues avant plusieurs mois. Parallèlement, des centaines de producteurs américains de riz non-OGM ont déposé plainte contre Bayer pour demander réparation. Après la découverte de traces de LL 601 dans des échantillons de riz prélevés sur le marché américain, l'Union européenne et plusieurs autres pays importateurs ont mis en place fin août des tests sur le riz long grain en provenance des Etats-Unis. L'UE a également instauré le mois dernier des contre-tests systématiques, quand des lots déclarés négatifs lors de premiers tests et vendus sur le marchés européens se sont révélés contaminés par le LL 601, interdit dans l'Union.
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