Les députés ont ainsi voulu éviter que le coton génétiquement modifié ne soit légalisé en vertu d'une politique du fait accompli, comme cela avait été le cas en 2004 pour le soja transgénique. La mesure doit encore être approuvée par les sénateurs et par le président pour entrer en vigueur. Elle doit profiter aux agriculteurs qui ont planté en 2006, sans autorisation, quelque 150.000 hectares en coton génétiquement modifié. L'organisation écologique Greenpeace a protesté contre cette décision: "on légalise un délit comme on l'a fait pour le soja transgénique", a indiqué Gabriela Vuollo au nom de Greenpeace. Les députés ont également décidé d'assouplir les règles d'approbation des organismes génétiquement modifiés (OGM) au sein de la Commission technique nationale de biosécurité (CNTBio). Il suffira désormais que 14 membres sur 27, au lieu d'un minimum de 18 auparavant, se prononcent en faveur pour qu'une variété d'OGM soit autorisée. La culture de soja transgénique a été provisoirement autorisée au Brésil en 2004. Une dizaine d'OGM développés par les semenciers Monsanto, Syngenta, Bayer ou Dow Agroscience, notamment des variétés de maïs, attendent une décision de la CTNBio pour être cultivés commercialement.
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