[ 28/12/2006 10:27 ] A l'occasion de l'Aïd el-Kébir, fête musulmane du sacrifice qui se déroulera le 30 décembre, la préfecture de police (PP) a rappelé jeudi dans un communiqué l'interdiction d'abattage rituel, notamment des moutons, en dehors d'un abattoir en activité.
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Pour des raisons d'hygiène et de sécurité des personnes et pour la protection de la santé des consommateurs, outre les dispositions concernant l'abattage, la réglementation interdit également "de décharger et de vendre des animaux vivants de boucherie à Paris", précise la PP. De même, il n'est pas autorisé "de détenir, laisser circuler, exposer, céder, vendre ou mettre en vente des ovins non identifiés" ou "d'entretenir, laisser stationner, dans et aux abords des habitations et dans les lieux communs des animaux de toutes espèces". Enfin il est "interdit de remettre au consommateur final, en l'état ou après transformation, les carcasses de moutons et les pièces de découpe non désossées obtenues à partir de muscles attenant à la colonne vertébrale (à l'exclusion des vertèbres caudales) sans les avoir débarrassées de la moelle épinière". Par dérogation, précise la PP, les carcasses entières d'ovins âgés de moins de 12 mois peuvent être remises aux chefs de famille non démédullées et accompagnées d'une fiche indiquant les précautions à prendre. Il existe dans les départements voisins de Paris des établissements dans lesquels il peut être procédé à l'abattage selon le rite musulman : Meaux, Dammarie-les-Lys, Coulommiers, Jossigny, Montereau (Seine-et-Marne), Mantes-la-Jolie (Yvelines), Ezanville (Val-d'Oise). De plus, les bouchers peuvent s'approvisionner en carcasses préparées selon le rite musulman sur le marché de Rungis et certaines grandes surfaces de la région mettent en vente des carcasses Aïd.
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