Pris d'un doute, le courtier en truffes, originaire de la région de Cahors et dont l'identité n'a pas été révélée, a fait effectuer une vérification par un laboratoire qui a conclu qu'il s'agissait de tuber himalayensis, en provenance de Chine, et non pas de tuber melanosporum (truffes noires). Le verdict a été confirmé par le syndicat des trufficulteurs de Lalbenque. Les truffes chinoises ont l'aspect et la texture des truffes noires, mais un goût moins riche, d'où leur prix cent fois inférieur. Le courtier s'est fait rembourser son achat par le vendeur, resté lui aussi anonyme, et n'a pas déposé plainte, précise La Dépêche. Le président du syndicat des trufficulteurs de Lalbenque, Jean-Paul Vincens, qui se bat pour promouvoir la truffe noire, a confirmé l'information, indiquant qu'il souhaitait "identifier la filière et démasquer tout nouvel escroc". Mardi, cent cinquante kilos de truffes avaient été vendus lors du septième marché officiel de Lalbenque, au coeur du Quercy, à des prix oscillant entre 350 et 800 euros le kg.
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