Si le Conseil européen et la Commission européenne suivaient cet avis, même assorti de restrictions, cela reviendrait à donner à BASF un permis pour tuer les abeilles et polluer l’environnement ; et ce ne sont pas quelques mètres carrés de jachères apicoles, inondés dans un océan de champs traités, qui y changeront quelque chose !
Contrairement à ce que prétend la firme, la disparition massive des abeilles dans les années 1990 dans les zones de plaine est fortement liée à l’utilisation des insecticides systémiques en traitement des semences (Gaucho et Régent) durant la même période.
En attendant que toutes les études soient faites sur la substance en 2008, l’Union Européenne se doit de respecter le principe de précaution.
Au delà de la nécessité d'appliquer ce principe, autoriser un produit systémique d'enrobage est en totale contradiction avec les orientations développées par la commission européenne "d'une utilisation durable des pesticides". Celle-ci est prioritairement axée sur le traitement judicieusement appliqué, et en dernier recours, après que des pratiques agronomiques préventives aient été mises en oeuvre.
Maintenir ces produits, c'est donc continuer dans la facilité et le plus rentable à court terme au mépris de l’environnement!
En cas d’autorisation européenne, la Confédération paysanne exigera de l’Etat français qu’il interdise l’usage du fipronil sur son territoire, puisqu’il en a la possibilité.
Communiqué de presse de 28/03/07
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