Les insectes pollinisateurs, abeilles en particulier, contribuent largement à la reproduction d'un grand nombre de plantes, cultivées ou non. Préserver ces insectes est donc nécessaire pour maintenir la durabilité des systèmes de production agricole ainsi que la biodiversité.
Or, de même que celui des antibiotiques en médecine, l'arsenal des insecticides est appelé à se renouveler sans cesse. De nouvelles familles de molécules permettent de s'attaquer à des souches d'insectes nuisibles devenues résistantes aux produits plus anciens. L'évaluation des effets de ces nouvelles molécules fait l'objet d'exigences accrues de la part des instances chargées de l'homologation des pesticides, tant en France qu'en Europe.
Pour répondre à la demande des experts, les chercheurs ont mis au point un test sur les larves d'abeilles dans des conditions où l'exposition au pesticide est contrôlée. Ils ont élaboré une méthode d'élevage des larves in vitro standardisée, conçue pour être facilement transposable aux laboratoires agréés en charge de l'évaluation des pesticides.
Ce test in vitro sur larves permet d'établir, pour un produit donné, la dose à partir de laquelle ce produit présente une toxicité après une exposition larvaire. Le test in vitro offre les conditions d'exposition les mieux contrôlées pour un coût moindre. Il pourrait être utilisé pour un premier tri des molécules à tester. Ce test, accepté par la CEB en mars 2007, devient une étape incontournable pour l'obtention d'autorisation de mise sur le marché de toute nouvelle préparation phytopharmaceutique en France. Il sera ensuite proposé au niveau européen en 2008-2009.
D'après INRA
Contacts : Pierrick AUPINEL tél. : 05 46 68 30 02 pierrick.aupinel@magneraud.inra.fr Unité expérimentale « Entomologie », département « Santé des plantes et environnement», centre INRA de Poitou-Charentes.
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