[ 02/07/2007 18:49 ] Le directeur général du semencier Limagrain, Daniel Chéron, a poussé lundi "un cri d'alarme" après la destruction d'un essai de maïs OGM à Malintrat (Puy-de-Dôme), mené par sa filiale Biogemma. |
A la veille du un « Grenelle de l’environnement », Daniel Chéron Directeur général de Limagrain a indiqué cet après-midi, dans une conférence de presse à Aubiat (63), son inquiétude à poursuivre dans ces conditions une recherche en France : « On s’interroge très sérieusement sur la poursuite de nos essais en France alors que nous sommes le dernier acteur privé avec Biogemma à faire de la recherche en biotechnologies végétales dans l’hexagone. On ne serait pas une coopérative, on ne se poserait pas cette question ! Limagrain prendra sa décision après le Grenelle.»… « Ces destructions d’essais n’empêcheront pas Limagrain d’avancer en dehors du territoire national. Dans dix ans, le nombre de nos chercheurs sera multiplié par deux pour atteindre 2600, mais 80 % d’entre eux seront sans doute à l’étranger contre 40% actuellement. Autant de croissance qui ne se fera pas ici en France ! », a insisté Daniel Chéron. Et de rajouter, il faut que : « le volet économique soit partie intégrante de la réflexion du Grenelle. Les pouvoirs publics doivent mesurer l’importance des enjeux et définir un cadre clair afin que les agriculteurs puissent travailler sereinement. On doit aussi empêcher ceux qui veulent nous détruire de pouvoir agir.».
Rappelons que des faucheurs ont détruit deux parcelles de maïs dans la nuit du 29 au 30 juin : - Sur la commune de Malintrat (63), destruction de deux essais de maïs OGM conduits par la société Biogemma sur une surface totale de 5000m2. Il s’agit d’un essai « tolérance à la sécheresse », destiné à valider l’efficacité d’un gène issu du sorgho pour conférer au maïs des aptitudes à mieux utiliser l’eau et d’un essai « précocité de floraison » destiné à valider le rôle de gènes du maïs dans le déterminisme de sa floraison. - Sur la commune de Bergonne (63), sur une surface de 2500m2, destruction d’une parcelle de multiplication d’une lignée conventionnelle. Il s’agit d’une des nombreuses parcelles isolées destinées à la production de semences de base, étape indispensable à la production de semences commerciales.
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