[ 10/08/2007 16:47 ] Du lait contaminé par de la dioxine a été
retiré à la consommation humaine dans trois départements de l'Ouest, a annoncé
vendredi, dans un communiqué, la préfecture d'Ille-et-Vilaine, précisant qu'il
ne présente pas de risque pour le consommateur. |
Des analyses réalisées sur des laits collectés dans plusieurs exploitations dans les départements de la Loire-Atlantique, de l’Ille-et-Vilaine et du Morbihan (à la jonction des trois départements, dans les cantons de Derval, Guéméné Penfao, Saint-Nicolas-de Redon, Allaire et Redon) ont révélé des taux en dioxines supérieurs aux normes en vigueur. Le dépassement observé ne concerne que certains laits collectés. Il ne présente pas de risque pour le consommateur, les analyses faites sur les produits mis sur le marché répondant aux exigences réglementaires. Des investigations sont actuellement menées par les préfectures et services de l’Etat des départements concernés pour déterminer l’origine de la contamination.
Les dioxines sont des substances chimiques provenant de la combustion de matières organiques. Elles se retrouvent dans la chaîne alimentaire après absorption par les animaux. Présentant des propriétés toxicologique cancérigène dans le cadre d’une exposition forte et répétée, des teneurs maximales ont été fixées pour les denrées alimentaires : la norme européenne est de 3 picogrammes par gramme de matière grasse. Or, les analyses réalisées sur des laits collectés ont révélé des taux en dioxines allant de à 3,05 à 13 pg/g de matière grasse. Les résultats de ces analyses ont été transmis à la direction départementale des services vétérinaires de la Loire-Atlantique. Des mesures immédiates ont été prises pour exclure le lait non conforme de la chaîne de consommation. Des visites dans les exploitations concernées sont organisées par les services vétérinaires. Les exploitations qui produisent du lait non conforme sont mises sous contrôle, à titre de précaution, par un arrêté préfectoral leur interdisant de commercialiser lait, produits laitiers et viandes. Des prélèvements pour analyse officielle complémentaire sont réalisés. A ce jour, aucune hypothèse de source de contamination n’est privilégiée. Les préfectures et services de l’Etat (services vétérinaires, agriculture, santé) des départements concernés mènent, en liaison avec l’interprofession et les représentants des milieux agricoles, des investigations détaillées pour déterminer l’origine de la contamination, et l’éliminer au plus vite.
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