[ 25/10/2007 15:13 ] Le Grenelle de l'environnement a opéré "un revirement scandaleux" sur la réduction des usages de pesticides, a estimé jeudi Marie-Christine Blandin, sénatrice Verte du Nord et coprésidente d'un des groupes de travail, sur la biodiversité.
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"Nous avions une décision actée sur une réduction de moitié de la fréquence des traitements pesticides sur dix ans, mais M. Lemétayer (patron de la FNSEA, le principal syndicat agricole) a pris prétexte d'une fuite (de l'information) pour faire rouvrir le débat et a rebattu les cartes", a-t-elle expliqué au sortir des négociations. Jean-Michel Lemétayer "a tenu son épée plantée dans le dos du ministre" de l'Agriculture Michel Barnier, "il a menacé de partir et est revenu en arrière sur ce qui avait été acté par le groupe", s'est-elle insurgée. Au final, ce qui était apparu comme une avancée spectaculaire du Grenelle se traduit par un engagement, sans calendrier, de réduire de "moitié les usages des pesticides (sous réserve) de méthodes alternatives". "Autant dire rien", a résumé Mme Blandin. "Champagne pour la FNSEA: c'est quand on veut si on veut", a-t-elle ajouté. Par ailleurs, elle a dénoncé le renvoi du très controversé projet minier en Guyane, dans la montagne de Kaw, à la table ronde du groupe sur la démocratie écologique jeudi après-midi. Il était initialement prévu jeudi matin au programme de la table ronde sur la biodiversité.
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