[ 08/11/2007 18:12 ] Deux anciens Pdg d'Asgrow France, filiale du semencier américain Monsanto, ont été condamnés jeudi par la cour d'appel de Montpellier à des amendes de 5.000 euros pour l'un et 10.000 euros pour l'autre, pour "mise sur le marché d'OGM sans autorisation".
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Les deux hommes ont en revanche bénéficié d'une relaxe pour les autres faits qui leur étaient reprochés, la "mise en vente de produits agricoles falsifiés, corrompus ou toxiques", "tromperie" et "publicité mensongère". Lors de l'audience, en septembre, l'avocat général, retenant l'ensemble des chefs de poursuite, avait requis une amende de 30.000 euros à l'encontre des deux hommes. Ceux-ci avaient été condamnés en première instance, par le tribunal correctionnel de Carcassonne, à payer 15.000 euros d'amende chacun. "C'est un arrêt à minima", a commenté l'avocate de l'UFC Que Choisir, Me Régine Barthélémy. L'association de défense des consommateurs s'était portée partie civile après que des analyses effectuées sur des lots de semence de soja américain, vendus à une société d'Albi par Monsanto, eurent révélé la présence d'OGM. Concernant les relaxes, la cour a jugé que les semences n'étaient pas corrompues, et "n'ont pas fait l'objet d'une altération volontaire". La cour n'a pas non plus retenu la tromperie, ni la publicité mensongère: "les clients étaient au courant que les semences de soja étaient susceptibles de contenir des OGM dans une proportion inférieure ou égale à 1%", selon l'arrêt. "Ils ne sont pas coupables mais incapables" de garantir l'absence d'OGM dans leurs semences, a estimé de son côté Pierre Pozzo di Bordo, secrétaire départemental de la Confédération paysanne de l'Hérault. "Il y a incapacité à séparer les OGM des non-OGM dans les semences mises sur le marché", s'est-il inquiété. "On peut donc douter de l'étanchéité des équipements" des semenciers, a-t-il ajouté. L'avocat des deux anciens responsables de la filiale de Monsanto n'a pas souhaité s'exprimer. Dans son arrêt, la Cour a maintenu la condamnation à des dommages et intérêts prononcée en première instance, soit 8.000 euros à l'organisation écologiste France Nature Environnement et 4.000 euros à la Confédération paysanne ainsi qu'à l'UFC-Que Choisir. Elle condamne en outre les deux anciens responsables à 1.500 euros d'amende pour le remboursement des frais d'avocat des parties civiles.
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