L'abattage avait été suspendu pendant une semaine dans l'attente des résultats de nouveaux tests sur des échantillons suspects. La maladie a été identifiée dans deux élevages proches du premier foyer de l'épidémie -une ferme du village de Dromolaxia dans le district de Larnaca, sur la côte sud-, a précisé le ministre de l'Agriculture, Photis Photiou. "L'un des élevages a beaucoup de bétail, peut-être 1.500 bêtes, et le second en a environ 70", a dit le ministre aux journalistes. Il a souligné que l'ensemble du troupeau devait être détruit même si seule une seule bête présentait les symptômes de la maladie. "Tout le monde doit comprendre que les mesures que nous prenons ne visent qu'à éviter une plus grande catastrophe", a dit M. Photiou. En comptant les cheptels de ces deux élevages, ce sont plus de 2.000 bêtes qui auront été abattues dans le cadre des efforts pour enrayer la progression de l'épidémie, dont la présence sur l'île a été confirmée le 5 novembre par les résultats définitifs d'analyses réalisées en Grande-Bretagne. Un cordon sanitaire de 3 km autour des fermes suspectes et une zone de surveillance d'un rayon de 10 km ont été mises en place. Environ 150.000 animaux, soit le tiers du cheptel de l'île, se trouvent à l'intérieur de cette zone. Des experts de l'Union européenne ont été dépêchés à Chypre pour veiller à l'application des mesures de précaution. La Commission européenne a interdit provisoirement toute exportation de viandes et produits laitiers ainsi que le transport d'animaux sur l'île. L'origine de l'épizootie demeure inconnue à ce stade. Le dernier cas de fièvre aphteuse sur l'île remontait à 1963.
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