Ce Beaune Premier Cru, Cuvée Nicolas Rolin, a été mis aux enchères "à la bougie" par le comédien Richard Berry, aux côtés de trois anciennes Miss France, au profit de trois associations, dont une pour le don d'organes. "J'ai donné mon rein pour que ma soeur vive et je voudrais que, grâce à vous, il y ait beaucoup moins besoin de donneurs vivants car ça fait beaucoup moins mal quand on est mort", a-t-il déclaré sous les applaudissements du public. Malgré les efforts de Sonia Rolland, Miss France 2000, les enchères ont péniblement décollé. La pièce a été adjugée à Sir David Murray, propriétaire du club de football des Glasgow Rangers, au profit de l'Association Européenne contre les Leucodystrophies (ELA) et des associations, France Adot (dons d'organes) et le Comité de Bourgogne de dons du sang. A 19H00, la moitié seulement des 607 pièces (de 228 litres) des 42 cuvées, 30 de rouge et 12 de blanc, avaient été écoulées. Les enchères ont démarré mollement. Toutefois, un Clos de La Roche, Cuvée Cyrot Chaudron s'est envolé à 35.667 euros, contre 25.000 l'an dernier et un Beaune Premier Cru, Cuvée Guigone de Salins, à 4.616 euros, contre 2.689. En revanche, un Volnay Premier Cru enregistrait une baisse de 18%. 607 pièces de vin étaient proposées aux enchères. Une production en recul de 12% par rapport à 2006 en raison d'une météo mitigée et d'une sélection "draconienne" des raisins. En 2006, 680 pièces de vin avaient été adjugées pour 3,98 millions d'euros (+4,92% par rapport à 2005 hors TVA et frais). Nombre d'acheteurs étrangers avaient pris place dans la salle, d'autres enchérissaient par téléphone, tandis que pour la première fois, les particuliers du monde entier pouvaient le faire par internet. Christie's expérimentait aussi une autre nouveauté: la vente "à l'unité" et non plus par lots. Une formule permettant "davantage de possibilités pour les particuliers et une démocratisation plus large", selon son consultant, Anthony Hanson. Petit bémol toutefois, la vente n'en fut que plus longue. Les rouges 2007 présentent "un bon niveau de maturité", des "tanins soyeux" et des "boisés très agréables", a assuré un peu plus tôt Roland Masse, régisseur des Hospices de Beaune. "On a trié énormément dans le but de recueillir le meilleur. Le choix a été draconien pour les rouges", a-t-il souligné évoquant "30 à 40% de pertes sur certaines cuvées". Les blancs offrent "plus d'acidité", mais "on devrait obtenir des blancs d'un très bon niveau dans quelques mois", a-t-il dit, prédisant une "évolution très bonne dans les deux couleurs". "La Bourgogne a le vent en poupe et les vins français ont repris le leadership", s'est félicité pour sa part Louis-Fabrice Latour, président de la Fédération du Négoce, évoquant une "reprise très forte" à l'export, notamment en Suisse (+40%) Etats-Unis et Grande-Bretagne (+30%) et au Japon (+5%). La grande distribution "stagne" et "le marché se tient dans la restauration, grâce à la formule +vin au verre+", a-t-il dit. La vente se poursuivait dans la soirée.
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