Cette réforme visait notamment à élargir la notion de « producteurs européens » et à redéfinir la définition de « intérêt communautaire », en affaiblissant l’ensemble des mesures antidumping, alors qu’elles restent les seules voies de recours des industriels impactés par des pratiques commerciales déloyales. Nous estimons que la remise en cause des mesures antidumping peut être perçue comme une incitation à la délocalisation et cette position est défendue par plusieurs Etats membres, dont la France en tête. De plus, pour plusieurs dossiers concernant l’industrie des engrais, présentés au cours de ces 15 derniers mois, nous nous étions déjà élevés contre la mise en oeuvre par anticipation de certaines des réformes proposées par la Commission, avant qu’elles n’aient été discutées et approuvées. Aussi, après avoir repoussé une première fois l’adoption de cette réforme par le collège des Commissaires fin 2007, le Président de la Commission Européenne a demandé le report total du projet en raison des nombreuses contestations des organisations professionnelles (dont la chimie) et des vives critiques lancées par certains Etats membres, notamment la France et l’Italie. Nous restons donc mobilisés.
L’UNIFA est l'organisation professionnelle représentant les industries françaises productrices de fertilisants minéraux et organo-minéraux, ainsi que des producteurs européens commercialisant des fertilisants en France. Une quarantaine d’entreprises adhèrent à l’UNIFA ; elles représentent 97 % de la production française et 73% des livraisons de fertilisants en France.
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