[ 29/01/2008 13:42 ] L'Union nationale de l'apiculture française a décidé de déposer une requête en annulation de la décision ministérielle d'autoriser la mise sur le marché d'un nouveau pesticide, le Cruiser, a-t-elle annoncé ce mardi lors d'une conférence de presse.
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"Nous déposons cette requête devant le Conseil d'Etat afin d'obtenir l'annulation de l'autorisation de mise sur le marché du Cruiser", a déclaré Henri Clément, président de l'Unaf, devant la presse.
"L'apiculture qui s'est battue pendant des années contre le Gaucho et le Régent ne peut accepter une décision irresponsable qui va à l'encontre du Grenelle de l'environnement", a-t-il indiqué.
Pour protester contre cette autorisation, l'Unaf organise une "grande manifestation" le 21 février devant les ministères de l'agriculture et de l'Ecologie, a également annoncé M. Clément.
L’Apiculture Française en 2007 Pour 2007, la production française de miel est estimée à 18 000 tonnes, soit 2000 tonnes de moins qu’en 2006. Du coup les importations seront pour la deuxième fois consécutive supérieure à 20 000 tonnes.
Les récoltes de printemps se sont révélées dans la plupart des régions excellentes comme pour le miel de colza ou de garrigues, et les récoltes de miel d’acacia ont été également bonnes hormis dans certaines régions où les conditions climatiques ont été défavorables.
Dès le mois de mai, alors que les colonies connaissaient un développement satisfaisant et prometteur pour les récoltes d’été, les conditions climatiques se sont dégradées. Durant de très longues semaines alternant périodes de froid, de vent, de pluie, les abeilles n’ont pas pu exploiter les ressources nectarifères. Les récoltes d’été se sont révélées médiocres voire nulles. C’est le cas du miel de châtaignier, de lavande, de montagne, de tournesol. Le miel de sapin est inexistant. Seules quelques zones privilégiées ont tirées leur épingle du jeu : comme les Landes avec le miel de Bruyère Erica, la Bourdaine ou la Bruyère Callune. Une production qui reste toujours insuffisante.
Mortalité hivernale 2006/2007 La situation a continué à s’améliorer au niveau des ruchers français et les mortalités hivernales en 2006/2007 se sont situées, pour la première fois depuis très longtemps à un niveau proche de la mortalité naturelle, c’est à dire inférieure à 10%. "Un résultat lié intrinsèquement à la suspension d’utilisation du GAUCHO et du REGENT, en France, depuis 2005 ", selon l'UNAF
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