"La mise en culture, en vue de la mise sur le marché des variétés de semences de maïs issues de la lignée de maïs génétiquement modifié MON810 (...) est interdite sur le territoire national", indique l'arrêté signé par le ministre de l'Agriculture Michel Barnier.
Cette interdiction s'applique "jusqu'à ce qu'il ait été statué sur une demande de renouvellement de l'autorisation de mise sur le marché de cet organisme", précise le texte.
Les producteurs de maïs ont déjà prévenu, le 31 janvier, qu'ils allaient attaquer ce décret, par une procédure d'urgence au Conseil d'Etat.
L'association des producteurs de blé (AGPB) et celle des producteurs d'oléo-protéagineux (FOP) devraient se joindre à l'action de l'AGPM, dans le cadre de leur organisation commune Orama.
Le préjudice financier est évalué à 10 millions d'euros par l'AGPM. Selon elle, sans cette interdiction, 100.000 hectares auraient été semés en OGM cette année, contre seulement 22.000 en 2007, 5.000 en 2006 et 500 en 2005.
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