[ 31/03/2008 18:23 ] L'Union européenne interdit illégalement les importations de boeuf aux hormones des Etats-Unis et du Canada, mais ces deux pays auraient dû demander un arbitrage de l'Organisation mondiale du commerce pour continuer d'imposer des sanctions contre Bruxelles, a jugé lundi l'OMC.
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Dans un rapport rendu public lundi, l'OMC a rendu deux jugements concernant la querelle entre Bruxelles et les Etats-Unis d'une part et le Canada de l'autre, sur la levée des sanctions imposées à l'UE par les deux pays depuis 1999. Selon les experts de l'OMC, la nouvelle réglementation adoptée en octobre 2003 par l'UE qui permet de maintenir les interdictions d'importation de boeuf aux hormones n'est toujours pas conforme à l'Accord sur les mesures phytosanitaires de l'OMC. "Les données scientifiques prises en compte n'ont pas permis d'étayer les conclusions de l'UE sur l'évaluation du risque", notent les juges de l'OMC. Dès lors, Ottawa et Washington pourront continuer d'imposer les surtaxes douanières en représailles à l'interdiction européenne, en conformité à un jugement de l'OMC datant de 1998. Néanmoins, l'OMC a critiqué l'attitude des Etats-Unis et du Canada qui auraient dû demander l'arbitrage de l'organisation pour la poursuite des sanctions, au moment où l'UE a annoncé la mise en place de son nouveau règlement en 2003. Bruxelles a réagi à la publication du rapport en estimant que l'OMC "avait condamné les Etats-Unis et le Canada pour les sanctions imposées à l'UE", selon un communiqué. En revanche, pour Washington, la décision de l'OMC montre "que l'interdition amendée en 2003 de l'UE sur le boeuf traité aux hormones continue d'être scientifiquement injustifiée".
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