Pour M. Barnier, qui participait à la première journée des rencontres "Agriculture et alimentation", la priorité "est que ces pays puissent se nourrir eux-mêmes".
Mais, a souligné M. Barnier, "il y a également toute une partie de la population de nos pays développés pour laquelle se nourrir est devenu source de difficultés quotidiennes et d'exclusion. L'alimentation y est devenue un facteur d'inégalités et d'injustice".
Pour la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, la question "qu'est-ce qu'on mange?", thème de cette journée, "s'entend différement suivant que l'on est riche ou bien pauvre, libre de choisir ou bien contraint de manger ce que l'on peut".
Mme Bachelot a déploré le fait qu'en France "les chiffres de prévalence du surpoids et de l'obésité ne sont pas bons" car "32,4% des adultes français sont en surpoids et 16,9% sont obèses".
Aussi Mme Bachelot a rappelé qu'elle venait de mettre en place, avec les ministères de l'Agriculture et de la Consommation, un observatoire chargé de suivre la qualité de l'offre alimentaire (Oquali).
"Cet observatoire aura pour mission d'évaluer le rapport qualité-prix des aliments en tenant compte de leur valeur nutritionnelle. Ce nouvel outil permettra aux Français de mieux gérer leur alimentation", a souligné Mme Bachelot.
Deux autres rencontres, ouvertes au public, d'"Agriculture et Alimentation" auront lieu sur les thèmes "Quelles agricultures pour demain?", à la Cité des Sciences de Paris le 21 mai, et "Qui va nourrir le monde" au Parlement européen de Bruxelles le 3 juillet.
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