"M. Bussereau vient de déclarer qu'il ne fallait pas « interrompre le mouvement qui est en cours sur les agro-carburants » . La veille, Monsieur Borloo déclarait que la France allait faire une pause tout en affirmant que « les investissements déjà lancés pour produire des biocarburants de 1ère génération seront toutefois honorés ».
Ce n'est pas en réfléchissant sur les agrocarburants de 2e génération que nous stopperons la famine. Nous devons revoir immédiatement au niveau français et européen nos objectifs agricoles et opérer un tournant révolutionnaire en la matière. C'est une question de vie ou de mort.
À l'occasion de la présidence française, les Verts demandent solennellement que l'objectif des 10 % d'agro-carburants en 2020 soit abandonné.
Plus généralement, les Verts rappellent que face à la crise alimentaire, une politique incitant à la réimplantation de cultures vivrières et, plus globalement, de denrées alimentaires, doit être mise en place d'urgence autant en matière d'aide au développement que dans le cadre de la rénovation de la PAC.
La logique du tout voiture est périmée. Dominique Bussereau préfère défendre l'intérêt des industriels qui veulent trouver un nouveau marché lucratif plutôt que l'intérêt général. Il faut développer massivement les alternatives au transport routier et sortir d'une logique qui date d'avant Pompidou.
Encore une fois en matière écologique le gouvernement dit noir et blanc en même temps. Encore une fois, les intérêts des industriels passent avant l'intérêt général"selon le communiqué signé par Jean-Louis Roumégas et Anne Souyris, porte-parole nationaux des Verts.
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