Magazine et annuaire en agriculture
 
Quotidien d'information et annuaire agricole / agroalimentaire Abonnez-vous à la lettre d'information agricole
Accueil
Les dossiers Agenda Petites annonces & Emploi Tous les cours Finance & Gestion Météo
Toute l'actualité
   Lundi 12 Mai 2008 0158
Annuaire agricole | Recherche       


Actualité Europe
OMC: l'inflexibilité de la France irrite à Bruxelles

   [ 27/04/2008 12:38 ] Après des années de vaines tractations, les négociateurs européens à l'OMC jugent un accord proche sur l'agriculture mais reprochent à la France de saper toute tentative de compromis, alors que l'avenir du cycle de Doha est en train de se jouer.


   Selon une source communautaire proche des discussions, les mises en garde
répétées des Français ces dernières semaines contre le risque de voir
l'agriculture européenne bradée à l'Organisation mondiale du commerce sont
"grotesques". Elle déplore "l'attitude défensive de l'agriculture française".
   En France "certains sont prêts à utiliser n'importe quel argument pour
empêcher un accord", dit une autre source européenne de haut rang sous couvert
de l'anonymat.
   L'irritation à la Commission, qui négocie au nom de l'ensemble de l'Union
européenne à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) sur la libéralisation
des échanges mondiaux, est d'autant plus grande qu'à ses yeux un accord est
pour la première fois à portée de main sur l'agriculture au moins.
   "Les grandes lignes d'un accord sont sur la table", a récemment indiqué le
commissaire européen au Commerce, le très libéral Peter Mandelson, cible
privilégiée des responsables Français, car soupçonné d'être prêt à sacrifier
les intérêts agricoles de l'Europe sur l'autel du libre échange.
   Les tractations dites du cycle de Doha visent à libéraliser les échanges au
bénéfice des pays en développement. Mais elles butent depuis des années
principalement sur la question agricole.
   Les pays du Sud réclament une forte réduction des subventions et barrières
douanières de l'UE et des Etats-Unis, qui en retour veulent un plus large
accès de marchés industriels et de services des pays émergents.
   Or, sur l'agriculture "un accord est maintenant possible", souligne une
source européenne, et sur des bases "meilleures que ce qu'on aura jamais".
   Les points de discorde encore en suspens portent en particulier sur les
produits dits "sensibles", comme la viande bovine ou la volaille, que l'Europe
veut pouvoir encore protéger par des barrières plus élevées face à des pays
comme le Brésil ou l'Argentine.
   Mais la France, principale bénéficiaire de la Politique agricole commune
(PAC), mène campagne depuis des semaines contre la tentation de brader les
intérêts agricoles européens. En première ligne, elle est soutenue par
d'autres puissances agricoles comme l'Allemagne ou l'Irlande.
   "Le compte n'y est pas" à l'OMC, a prévenu cette semaine la secrétaire
d'Etat française au commerce extérieur Anne-Marie Idrac.
   Paris voit en outre dans la flambée des prix alimentaires une raison de
plus pour être ferme.
   Cela a créé un "contexte nouveau et l'opinion publique s'interroge sur le
point de savoir si les négociations pour l'ouverture des marchés peuvent aider
à la sécurité alimentaire", a dit Mme Idrac. En privé de nombreux responsables
français ont déjà fait une croix sur le cycle de Doha et rêvent de voir
l'agriculture à terme sortie de l'OMC et de la seule loi du libre échange.
   "Cela ne sert à rien de faire de l'acharnement thérapeutique", dit l'un
d'eux, en faisant valoir que l'Europe n'a pratiquement rien obtenu sur
l'ouverture des marchés industriels des pays émergents. Ce que les
négociateurs européens reconnaissent d'ailleurs.
   Dans ces conditions un accord global à l'OMC semble très incertain. Il est
désormais question de réunir les principaux ministres concernés en juin pour
discuter d'une esquisse de compromis.
   Ce sera la date limite pour avoir ensuite le temps de finaliser les détails
complexes de l'accord avant la fin de l'année et l'arrivée d'un nouveau
président américain à la Maison Blanche, susceptible de tout remettre en cause.
   Faute de percée dans les semaines à venir, le cycle de Doha aura donc vécu
ou devra être mis entre parenthèses pour quelques années.

Voir "Les Dossiers agricoles"...
- OMC
Les derniers titres de l'actualité Europe...
- OGM: Vienne sommée de lever la clause de sauvegarde sur les importations
- OGM: Bruxelles temporise à nouveau et redemande son avis à l'EFSA
- Biocarburants: l'UE pourrait refuser les fournisseurs non-signataires d'accords
- Ukraine/Huile de tournesol: 40.000 tonnes contaminées de manière volontaire
- Un rapport fait état d'une hausse des importations de l'UE en provenance des pays en voie de développement
Plus de titres...
Mon agriSpace
 
 
aide...Adhésion
Petites annonces
Chambre froide de marque FOSTER, modèle SLIMLINE'90. 2 portes, contenance 900 L...
- Agri-tourisme
- Aviculture
- Cheval
- Elevage
- Emploi : Demandes
- Emploi : Offres
- Foncier Rech./Offre
- Matériel agricole
- Matériel / Argus
- Divers
Dossiers Agrisalon
- Agriculture Bio
- Agriculture Raisonnée
- Bois, forêt et tempête
- Chasse
- CTE / CAD
- Dioxine
- ESB - Vache folle
- Fièvre Aphteuse
- INFLUENZA AVIAIRE
- Listériose
- Matériel agricole
- OGM
- OMC
- Politique Agricole Commune
- Sécurité alimentaire
- Tremblante du mouton
Nos partenaires - Bannières et boite de recherche - Nous contacter - Devenir annonceur publicitaire - Diffuser dans Agrisalon
Actualité agricole du jour - Actualité agricole de la semaine - Petites annonces agricoles avec Paysan Breton - Tourisme agricole - Flux RSS Flux d'actualité agricole
réalisation et développement :
Agrisalon.com / LM - 2001-2008
Site déclaré à la CNIL sous le numéro 1155284 en date du 13/03/2006
Tous droits réservés © Agrisalon.com 1999/2008 - Mentions légales