La nouvelle OCM permet de répondre aux enjeux de notre filière : Une segmentation plus ouverte, Des soutiens réorientés vers le marché, Des pouvoirs de gestion accrus pour les régions viticoles et leurs Interprofessions.
Les professionnels plaident donc unanimement pour une nouvelle politique publique, ils souhaitent que les 171 millions d’euros de crédits communautaires dont bénéficiera la France à partir d’août 2008 soient utilisés au profit d’une politique de reconquête des marchés (promotion) et d’amélioration qualitative (restructuration du vignoble) ou économique (investissement) et non pas pour la destruction de la production (distillation) ou le versement d’aide aux revenus (droits à paiement unique : DPU). Les représentants des régions viticoles se sont inquiétés des orientations du rapport remis au ministre de l’Agriculture en matière de gouvernance de la filière. Ils sont catégoriquement opposés à une économie administrée et dirigée au niveau national par les pouvoirs publics. Ils considèrent au contraire que les professionnels dans les régions sont les mieux placés pour définir les politiques économiques les plus adaptées à la diversité des situations. « Bordeaux n’est pas la Champagne et la Champagne n’est pas le Languedoc Roussillon. Il n’y a pas une stratégie mais des stratégies. L’enjeu pour l’avenir de notre secteur est de responsabiliser les filières régionales et de leur donner des instruments efficaces de gestion de régulation de marché » a précisé Jean-Louis SALIES, Président du Comité Interprofessionnel des vins du Roussillon et Comité National des Interprofessions viticoles (CNIV).
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