[ 11/06/2008 19:12 ] La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a émis mercredi "les plus grandes réserves" à propos du Red Bull, autorisé à la vente récemment en France, indiquant que l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) avait été saisie d'une enquête sur la boisson énergisante.
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"Le Red Bull est sous surveillance et à tout moment, dès que des éléments probants seront portés à ma connaissance, bien entendu nous interdirons le produit", a déclaré Mme Bachelot lors d'un débat au Sénat sur la lutte contre les addictions. Après des années d'interdiction en France, le ministère de l'Economie avait donné en mai son feu vert à la commercialisation de la boisson. Composée notamment de caféine et de taurine, Mme Bachelot la qualifie de "cocktail détonnant". La ministre de la Santé a expliqué que la boisson étant en vente libre dans 23 pays européens, le principe de précaution n'était pas suffisant pour gagner "le contentieux dont la sociéte Red Bull menaçait l'Etat français". Il fallait apporter "la preuve de la nocivité du produit" pour que la France puisse continuer à l'interdire. En l'absence de données scientifiques probantes, le gouvernement a "préféré négocier l'apposition de mesures de santé publiques sur les canettes de ce produit". Des dépliants informatifs seront en outre disponibles sur les lieux de vente du produit, dès qu'il sera commercialisé, à la mi-juillet, a ajouté Mme Bachelot. Il ne sera pas mis en vente dans les établissements scolaires, "ce qui paraît quand même le minimum", a-t-elle précisé. L'Institut de veille sanitaire (InVS) surveillera les éventuels effets indésirables. Le sénateur de Loire-Atlantique François Autain (ratt CRC), avait interpellé la ministre sur ce sujet, demandant si le gouvernement était "prêt à sacrifier la lutte contre les addictions quand certains intérêts économiques sont en jeu".
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