Michel Barnier a aussi "saisi l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) afin de mener une évaluation de la situation sanitaire". Les jeunes huîtres des côtes françaises sont frappées par un phénomène de surmortalité jugé très préoccupant avait indiqué jeudi l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer). "Les premières analyses ne démontrent pas la présence d'un agent pathogène unique (...) mais une présence de pathogènes classiques déjà connus qui ne sont pas source de risque pour la consommation", précise le communiqué. La mortalité des jeunes huîtres varie "entre 40% et 90%", rappelle le ministre, des chiffres largement supérieurs à ceux "constatées les années précédentes", concernant "tous les bassins de production ostréicoles français". Cette crise, la plus grave depuis celle des années 1970 qui décima l'huître plate portugaise, touche l'huître creuse, d'origine japonaise, qui a remplacé depuis l'huître plate pour représenter 99% de la production française. Avec 130.000 tonnes d'huîtres produites chaque année, la France est le premier producteur européen et le quatrième dans le monde derrière la Chine, le Japon et la Corée du Sud.
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