A l'initiative des syndicats, les manifestants portaient des tee-shirts aux couleurs du Brésil, un pays où s'est fortement développé Doux ces dernières années. "Lorsque Doux s'est installé au Brésil en 1998, il y a créé 4.000 emplois. Dix ans plus tard, il y en a 8.000 alors que, dans le même temps, le groupe a supprimé 13 sites en France", sans compter les deux sites menacés dans le Cher et le Morbihan, a expliqué Raymond Gouiffes, délégué CGT. "Le Brésil vit et le Breizh (la Bretagne) meurt", pouvait-on lire imprimé en vert sur les tee-shirts jaunes portés par les manifestants qui s'étaient également parés de colliers de fleurs multicolores et de sombreros, au son de la samba. Le CCE de Doux, qui emploie 13.000 salariés dont près de 8.000 à l'étranger, devait étudier les conséquences sociales de l'arrêt d'activité à Locminé (production de dindes, 451 emplois dans le Morbihan) et à Châtelet (poulets, 154 dans le Cher) ainsi qu'à Pleucadeuc (abattage de canards, 62 dans le Morbihan). Le groupe breton, contrôlé à 80% par la famille Doux, a subi une perte de 35,3 millions d'euros en 2007. Les salariés de Doux ont été rejoints par une trentaine d'employés de l'usine Dandy de Pontivy (Morbihan). Employant 235 CDI, cette usine appartenant au groupe coopératif Unicopa a été mise en redressement judiciaire jusqu'à la fin de l'été mais le groupe demande sa liquidation.
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