"En refusant d'inscrire dans la loi l'observatoire des prix et des marges, demandé par la FNSEA, le gouvernement a pris un risque considérable: que la transparence ne rime ni avec les prix ni avec les marges", a estimé le syndicat dans un communiqué. Ce dernier met en avant l'exemple de l'Espagne qui a mis en place un indice visant "à surveiller l'écart entre prix agricoles et prix à la consommation". "Voilà une vraie transparence de nature à garantir l'intérêt et la confiance du consommateur", a affirmé la FNSEA. Le syndicat agricole a déclaré continuer "à douter des effets bénéfiques" de la loi de modernisation de l'économie (LME), adoptée définitivement la veille par le Sénat, et qui selon le syndicat, "représente un pas de plus vers la loi du plus fort, c'est-à-dire la grande distribution". Le syndicat se félicite "néanmoins que la mobilisation de son réseau associée à celle des professions de l'agroalimentaire ait payé". La FNSEA a souligné ainsi que "le texte final (imposait) à la distribution d'indiquer, dans une convention écrite, les obligations auxquelles elle s'engage en contrepartie de la négociation des tarifs". Il s'agit "d'un garde-fou non négligeable", a estimé le syndicat.
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