Dans un communiqué publié mardi, la préfecture indique que le juge des référés du tribunal administratif de Strasbourg a suspendu lundi l'arrêté municipal du 4 août par lequel la commune de Hégenheim interdisait le traitement chimique de la chrysomèle. La sénatrice-maire de Hégenheim Patricia Schillinger (PS), qui souhaite des moyens moins nocifs pour lutter contre ce coléoptère nuisible, a indiqué qu'elle allait écrire au président Sarkozy pour lui demander plus d'information des citoyens. "Je ne conteste pas qu'il faut traiter la chrysomèle, mais il y a des gens allergiques, il faut les prévenir du danger par une signalétique appropriée en français et en allemand, car nous sommes tout proches de la Suisse et de l'Allemagne", a-t-elle déclaré à l'AFP. Selon sa première adjointe Bernadette Wieder, le manque d'information des autorités est "très décevant". "Nous avons tout appris par la presse", observe-t-elle. Soutenue par plusieurs associations locales vouées à la qualité de la vie et à l'écologie, la municipalité souhaite privilégier la rotation des cultures, comme en Suisse, ou rechercher ailleurs en Europe des moyens alternatifs et plus efficaces que les traitements chimiques, pour empêcher l'expansion grandissante de la chrysomèle, depuis son apparition en Alsace en 2006. L'arrêté de la préfecture prescrit diverses mesures de lutte, en particulier des épandages dans trois zones cibles, dont celle de Hégenheim, et dans deux zones de sécurité qui concernent 18 communes proches. Cependant, "compte-tenu des conditions météorologiques très défavorables, les traitements dans la nouvelle zone focus de Hégenheim prescrits par arrêté du 11 août n'ont pas encore commencé", a précisé la préfecture dans un communiqué. Les autorités renvoient au site internet www.pref.haut-rhin.gouv.com pour un dossier informatif sur la chrysomèle contenant notamment des "questions-réponses".
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