Plusieurs experts européens, dont l'Agence européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) et le Groupe d'éthique (GEE), ont mis en lumière des problèmes de santé, de bien-être animal et de mortalité plus élevés chez les animaux clonés et leurs mères porteuses, relèvent au passage les élus européens. En outre, le clonage a pour effet de réduire considérablement la diversité génétique parmi les animaux d'élevage et augmenter du même coup le risque que des troupeaux entiers soient décimés par des maladies auxquelles ils sont réceptifs, soulignent-ils. A l'heure actuelle, les produits d'animaux clonés ne sont pas commercialisés en Europe ou ailleurs dans le monde. Mais le moratoire des Etats-Unis sur ce type de produits, qui remonte à 2001, a été remis en cause par l'Agence américaine de réglementation des produits alimentaires (FDA), qui a estimé en janvier que ces produits étaient tout aussi fiables que ceux issus des filières traditionnelles. Dans un avis rendu fin juillet, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), basée à Parme (Italie), avait pour sa part estimé que le clonage posait de réels problèmes pour "la santé et le bien-être" des animaux, même si la consommation de boeuf ou de porc clonés sains ne présente pas de danger particulier, au vu des données disponibles encore peu nombreuses. La Commission européenne prépare notamment une réglementation sur "les nouveaux aliments, produits au moyen de nouvelles techniques et technologies". Avant de prendre une position définitive sur le clonage, Bruxelles attendra encore les résultats à l'automne d'un sondage auprès des citoyens de l'UE, traditionnellement très sceptiques sur ce type de sujet.
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