"Combien d'argent aurons-nous?" à partir de 2013 dans le futur budget de la Politique agricole commune (PAC), qui actuellement représente 40% environ des dépenses totales annuelles, a-t-elle demandé lors d'une réunion des ministres européens de l'Agriculture à Annecy, consacrée à l'avenir de l'agriculture en Europe. "De manière générale, il y a d'énormes pressions sur le budget de l'Union européenne et une intense compétition entre les différentes priorités de dépense", a-t-elle ajouté. A ses yeux, il n'est pas nécessaire de "revoir complètement" la PAC, mais des changements seront nécessaires. Il est inéluctable, selon la commissaire européenne, que l'on assiste à une réduction des subventions directes à la production des agriculteurs ("premier pilier" dans le jargon européen) au profit des aides non directement liées à la production, comme celles allant au développement rural et à des projets environnementaux ("deuxième pilier"). "Quelle que soit la taille du budget de la PAC après 2013, il est difficile d'imaginer que nous donnerons une moindre part du gâteau aux objectifs que nous associons au développement rural. C'est le contraire qui semble plus probable", a-t-elle dit. Des propos qui vont à rebours de la ligne suivie en particulier par la France, première puissance agricole de l'UE et principale bénéficiaire des fonds de la PAC aujourd'hui. Paris, qui préside l'UE jusqu'à la fin de l'année, milite au contraire pour conserver des montants aussi importants que possibles pour les aides directes à la production, notamment dans le contexte de crise alimentaire mondiale.
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