[ 29/09/2008 16:59 ] Le président de l'Association nationale des industries alimentaires, Jean-René Buisson, s'est dit lundi opposé à l'augmentation de la TVA sur certains aliments trop gras, trop sucrés ou trop salés comme le propose un rapport parlementaire sur la prévention de l'obésité.
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"Nous sommes contre la taxation car nous considérons qu'aucun produit n'est mauvais pour la santé, sinon il serait retiré du marché", a-t-il dit à l'AFP. Dans son rapport, qui doit être présenté mardi à l'Assemblée, la mission parlementaire d'information sur la prévention de l'obésité, présidée par la députée UMP Valérie Boyer, envisage d'"assujettir les produits de grignotage et de snacking au taux normal de TVA de 19,6% au lieu du taux réduit de 5,5% actuellement applicable". Cette mesure serait "très complexe et difficile en cette période" de difficulté de pouvoir d'achat, a également fait valoir M. Buisson. Il y aurait par ailleurs "un problème concret de mise en application de cette TVA", a-t-il ajouté expliquant qu'il fallait définir "ce qui est bon ou mauvais dans un produit". M. Buisson a cependant souligné des "choses positives" dans ce rapport, notamment l'idée de vouloir faire de la lutte contre l'obésité une grande cause nationale pour 2009. Même son de cloche du côté des industriels. "On en a marre des taxes", a déclaré à l'AFP le porte-parole d'un professionnel de la barre chocolatée qui a requis l'anonymat. "On sait qu'il y a des mesures extrêmement efficaces pour lutter contre l'obésité" et "les politiques, qui ont besoin d'exister, prennent des mesurettes", a-t-il regretté. "L'augmentation de la taxe sur les produits ou celle de la taxe sur les investissements publicitaires ne vont rien changer au niveau de l'obésité", a-t-il expliqué. Le rapport suggère en effet de renchérir la taxe sur la publicité pour les produits avec ajout de sucre, en la portant à 5% et de supprimer les exonérations dont ils peuvent profiter. L'industrie des barres chocolatées est déjà soumise à l'obligation d'afficher un message sanitaire sur ses publicités ou de payer 1,5% de taxe sur l'ensemble de son investissement média, selon le porte-parole. Elle est également confrontée à "une taxe professionnelle élevée" et à l'augmentation du prix des matières premières: le prix du chocolat a augmenté de 82% depuis août 2006, selon lui.
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