"C'est une histoire de jalousies syndicales", dénonçait M. Guyau avant le début de l'audience, indiquant attendre que la justice "fasse la vérité" sur cette affaire. "Nous ne pouvions rien décider sans l'autorisation" des ministères de l'Agriculture et du Budget, renchérissait M. Guyau, tandis que son avocat, Me Michel de Guillenchmidt, rappelait qu'un non-lieu avait été requis par le parquet dans ce dossier. De prestigieux témoins ont d'ailleurs accepté de venir déposer à la barre à la demande de la FNSEA: Michel Rocard, Alain Lamassoure, Pierre Méhaignerie ou encore Henri Nallet. Aux côtés de Luc Guyau comparaissent six autres membres de la FNSEA et/ou responsables de la société Unigrains: Yves Salmon, Eugène Schaeffer, Georges Malpel, Joseph Daul, Henri de Benoist et Pierre Leroy. Est également poursuivi Georges Dutruc-Rosset, ex-directeur de cabinet du ministre de l'Agriculture Philippe Vasseur (1995-1996). Joseph Daul, ex-président de la fédération nationale bovine (FNB) et président des eurodéputés chrétiens-démocrates au Parlement européen, était le seul absent mercredi matin, en raison de ses obligations européennes. Les huit prévenus sont poursuivis pour des faits d'auteur, de complicité ou de recel d'abus de biens sociaux. La justice les soupçonne d'avoir favorisé le détournement d'une partie du produit des taxes parafiscales auxquelles sont soumis les agriculteurs pour alimenter les caisses de la FNSEA. Le procès, qui se tiendra les mercredis matin, jeudis et vendredis après-midi, devant la 11e chambre devrait s'achever les 16 ou 17 octobre.
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