Lors du sommet, premier rendez-vous européen des races à viande, "les éleveurs attendent des annonces, des réponses des pouvoirs publics face à la crise économique, car il y a urgence à agir pour l'élevage de viande", a déclaré à l'AFP le président du Sommet, Roger Blanc. Près de 20.000 éleveurs bovins et ovins du centre de la France, 13.000 selon la police, s'étaient rassemblés le 16 septembre à Clermont-Ferrand, pour protester contre la chute de leurs revenus, entamés par la hausse des prix de l'essence, de l'alimentation et des produits pour le bétail, alors que le cours de la viande stagne. "La situation est pire qu'au moment de la crise de la vache folle en 2000: nos revenus ont baissé de 25% en 2007, et selon les chiffres que le ministère de l'Agriculture s'apprête à publier, ils devraient baisser de 25% à nouveau en 2008", a indiqué Pierre Chevalier, président de la Fédération nationale bovine. La fièvre catarrhale ovine (FCO), qui a retardé ou empêché des exportations, "a amplifié la crise". "Pour passer ce cap, nous demandons une aide à court terme, par un allègement des charges -- taxes sur le foncier, cotisations sociales -- mais aussi à long terme une réorientation des aides européennes", des cultures céréalières dont le prix a doublé, vers l'élevage en grande difficulté, a-t-il déclaré. Une délégation du parlement européen et un représentant du Commissaire européen de l'Agriculture Mariann Fischer Boel sont attendus jeudi matin. Le ministre de l'Agriculture Michel Barnier est attendu vendredi après-midi. Malgré la FCO, c'est la première fois qu'il y aura autant d'animaux au Sommet selon les organisateurs, qui ont demandé aux participants de faire dépister toutes les bêtes attendues pour des présentations ou des concours, afin de s'assurer de leur venue sans encombre.
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