[ 06/10/2008 18:22 ]
Confronté, comme les autres semenciers, aux conjonctures difficiles du marché des semences en Europe occidentale, Maïsadour Semences, dépasse ces contraintes et fait une percée remarquée en Europe de l' Est. |
En 2007 Maïsadour Semences se dotait d'une station de recherche à Alexandria en Roumanie avec pour objectif: d'expérimenter localement des variétés et créer de la génétique adaptée aux climats plus continentaux. Dans le même temps, se créaient les filiales de Pologne (mai 2005), Hongrie, Roumanie, Ukraine (octobre 2007). La dernière née est en Russie (août 2008). Leur activité est essentiellement commerciale. Aujourd'hui vient d'annoncer à Bordeaux lors d'une conférence de presse Michel Prugues , président du groupe Maîsadour , Maïsadour Semences et son associé à 40% Sygenta sont en passe de franchir une nouvelle étape »n investissant 20 millions d'euros dans la réalisation d'une usine de semences dans l'ancien grenier de l'Ex-Union soviétique, dans les riches terres de l'Ukraine (le lieu d'implantation n'a pas été dévoilé), une zone convoitée par l'ensemble des semenciers mondiaux.
A ceux qui craindraient une « délocalisation » Jean-Frederic Cuny, directeur de production chez Maïsadour Semences répond, « aucune crainte, d'ailleurs, le groupe continue et continuera à produire des semences dans ses usines landaises et en Espagne à Saragosse. Les semences produites en Ukraine ( maïs, colza) ne peuvent rentrer en Europe » et Michel Prugues d'ajouter que « Quand on crée un outil à l’extérieur de notre zone d’influence c’est pour satisfaire le marché local et être près des régions de production, avec leur climat et une recherche adaptée ».
Et après l'Ukraine, le groupe a-t-il d'autres ambitions, oui répond Thierry Blandinières directeur général du groupe « des expérimentations sont menées en Chine et les premières ventes ont été réalisées en 2008. »
A noter que le chiffre d'affaires réalisé aujourd'hui à l'international représente 68 %. Une proportion qui n'a cessé de progresser passant. De 25'% en 1996, et 53 % en 2004, pour atteindre aujourd'hui plus des deux-tiers du chiffre d'affaires. (estimations pour l'exercice 2007/2008 - 80 millions d'euros)
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