Sur RMC et BFM TV, elle a souligné qu'il y avait "un vide juridique" dans la loi Evin de 1991 encadrant la publicité sur le tabac et l'alcool, puisqu'alors l'internet n'existait pas. "Je souhaite que nos viticulteurs puissent lutter à armes égales sur internet avec les producteurs étrangers", a-t-elle souligné, indiquant qu'un groupe de travail a été réuni avec le ministre de l'Agriculture Michel Barnier. "Avec toutes les garanties et les garde-fous, je souhaite une harmonisation de la législation internet/publicité écrite", a déclaré la ministre. La publicité est limitée par le Code de la santé publique au degré volumique, à l'origine, à la composition, aux moyens de production et modes de consommation du produit, mais aussi depuis 2005 à sa description à travers son goût, sa couleur et son arôme. La semaine dernière plusieurs associations de prévention en alcoologie avaient écrit au Premier ministre François Fillon pour l'alerter sur les risques qu'il y aurait à autoriser la publicité généralisée sur l'internet pour les boissons alcooliques. Les associations considéraient qu'il est "légitime que les producteurs et distributeurs puissent présenter leurs produits et les offrir à la vente sur leur site internet". Mais, soulignaient-elles, "aller au-delà et autoriser tous les sites à accueillir des publicités pour l'alcool induirait de graves conséquences". Mme Bachelot s'est dite par ailleurs "absolument favorable" à ce que des images dissuasives apparaissent sur les paquets de cigarettes, comme déjà par exemple au Canada et depuis peu en Grande-Bretagne. Un groupe de travail discute actuellement du choix des images qui pourraient être apposées sur les paquets, a-t-elle dit, penchant pour sa part pour des informations "explicites". En revanche elle s'est dite défavorable à une augmentation prochaine des taxes sur le tabac.
|
© 2008 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.
|