[ 10/03/2009 10:54 ] Didier Chenet, président du deuxième syndicat de restaurateurs en France, a estimé mardi que permettre d'utiliser des tickets-restaurants pour acheter des fruits et légumes frais, une proposition que les députés ont adoptée lundi soir, revenait à "dévoyer le système".
|
"Avec cette proposition , on a dévoyé le système", a réagi Didier Chenet, président du syndicat des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs (Synhorcat), interrogé par l'AFP. "Et à force de le dévoyer, on va finir par dire que c'est une niche fiscale et on va le supprimer", craint-il. A l'origine, a-t-il rappelé, les tickets-restaurants étaient destinés aux salariés d'entreprises qui ne disposent pas de cantine. Il permettait d'acheter des plats chauds, puis il a été étendu à la vente à emporter, aux plats préparés, y compris ceux vendus en grande surface. "Si on l'étend aux fruits et légumes", il perdra encore un peu sa spécificité de ticket-restaurant et "va devenir du papier monnaie" permettant de tout acheter. Or les tickets-restaurants, "ce sont des avantages fiscaux et des avantages sociaux", a-t-il noté. Didier Chenet "imagine déjà ceux qui vont s'attaquer à ce qui sera devenu une niche fiscale et la remettre en cause". Les députés ont adopté dans la nuit de lundi à mardi un amendement permettant l'achat de fruits et légumes avec des tickets-restaurants, lors de l'examen du texte santé de la ministre de la Santé Roselyne Bachelot. "Cette mesure a pour objet d'étendre l'utilisation du titre-restaurant auprès des détaillants en fruits et légumes, afin que les 2,7 millions de salariés qui en bénéficient puissent plus facilement consommer" cinq fruits et légumes par jour comme le préconise le Plan national nutrition santé (PNNS), a justifié Valérie Boyer, un des députés UMP à l'origine de cet amendement.
|
© 2009 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.
|