"Nous allons réfléchir à cette question pour prendre la bonne décision", a-t-il déclaré en réponse à une question après la réunion informelle des ministres européens de l'Environnement à Prague. Une modification de la législation pourrait même être envisagée, a indiqué à l'AFP une source proche de la Commission européenne. L'opinion publique est contre à travers l'Europe, l'état d'esprit a évolué, "la législation actuelle opère comme un pilote automatique et il faut lui redonner une direction", selon cette source. En activant la clause de sauvegarde contre le MON810 du géant américain de l'industrie agronomique Monsanto, l'Allemagne a rejoint la France, la Grèce, l'Autriche, la Hongrie et le Luxembourg, dernier pays à avoir banni cette semence OGM (organisme génétiquement modifié), fin mars, au nom du "principe de précaution". Jusqu'à présent, la Commission a tenté de contraindre les réticents d'autoriser la culture du MON810, mais avec la France et l'Allemagne dans le camp des "anti", il devient difficile de réunir la majorité qualifiée nécessaire (une majorité d'Etats représentant les deux tiers des habitants de l'UE) pour imposer les cultures transgéniques. Si la question devait être soumise à un vote au niveau européen, "nous aurions un rejet c'est sûr, la tendance est au refus", a indiqué à l'AFP la source européenne qui a requis l'anonymat.
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