[ 18/04/2009 21:01 ] Plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi à Saragosse, "capitale" espagnole des cultures transgéniques, pour demander l'interdiction dans le pays du maïs OGM, à l'image de ce que vient de décider l'Allemagne, a-t-on appris auprès des organisateurs. |
Des militants écologistes et des agriculteurs ont défilé dans les rues de Saragosse, capitale d'Aragon, région du nord de l'Espagne qui concentre 40% des 80.000 hectares de maïs OGM "MON810" cultivés en Espagne. Les manifestants évalués à 8.000 par Marta San Roman, porte-parole de Greenpeace Espagne, ont défilé sous le slogan: "Pour un alimentation et une agriculture sans OGM". "Nous demandons que l'Espagne fasse la même chose que l'Allemagne et interdise la culture des OGM", a déclaré par téléphone à l'AFP, Mme San Roman, qui participait à la manifestation. L'Espagne est avec 79.300 hectares de "MON810" (du groupe américain Monsanto) cultivés en 2008, de loin le plus gros producteur d'OGM (organismes génétiquement modifiés) de l'Union europénne (100.000 hectares l'an dernier). L'Allemagne a rejoint mardi le camp des pays européens réfractaires au maïs génétiquement modifié en interdisant sa culture, ce qui devrait empêcher la Commission européenne de l'imposer. A la lumière de "deux nouvelles études" ayant apporté "de nouveaux éléments scientifiques", la ministre allemande de l'Agriculture, Ilse Aigner, a décidé d'activer la clause de sauvegarde contre le "MON810". L'Allemagne a rejoint la France, la Grèce, l'Autriche, la Hongrie et le Luxembourg qui ont banni ou suspendu la culture de cette semence génétiquement modifiée pour résister à deux insectes nuisibles du maïs, la pyrale et la sésamie. La Commission avait jusqu'à présent tenté de contraindre les pays réticents d'autoriser la culture du MON810, mais avec la France et l'Allemagne parmi les "anti" il sera plus difficile de l'imposer.
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