[ 03/06/2009 9:48 ] L’Interprofession bovine, ovine et équine (INTERBEV) émet "un avis réservé "sur les propositions du Conseil National de la Consommation, tel qu’elle l’avait clairement exprimé lors du groupe de travail CNC, bien que n’étant pas membre du CNC. |
Les explications d'INTERBEV :
" L’interprofession a soutenu, voire a été à l’initiative, de nombreuses actions d’information des consommateurs basées sur une traçabilité adaptée et les contrôles y afférant. Toutefois, l’interprofession s’étonne que, sur le principe même, le CNC envisage que le champ d’application puisse être limité notamment aux viandes et produits tripiers. En effet, les consommateurs souhaitent obtenir une information sur les produits issus d’animaux ayant accès à une alimentation contenant moins de 0,9 % d’OGM. Cette information à caractère volontaire doit, pour INTERBEV, concerner tous les produits issus de ces animaux qu’ils soient bruts ou transformés provenant notamment des secteurs carné, laitier et aquacole. INTERBEV souligne qu’une approche ne concernant que certains produits pourrait entraîner une véritable incompréhension des consommateurs en raison des connaissances de ces derniers sur la réalité de la problématique OGM concernant notre alimentation. INTERBEV souhaite également rappeler que, dans le secteur des bovins, le recours à une certification est nécessaire pour tout usage d’allégation en matière d’alimentation animale, ce qui entrainera de fait une véritable distorsion à tous les niveaux par rapport aux autres produits qui seraient concernés, si la certification n’était pas un préalable. Enfin, la mise en place d’une telle approche doit s’inscrire au sein d’une harmonisation européenne des conditions permettant ces allégations. Dans le cas contraire, il serait tout à fait illusoire de pouvoir diffuser des informations comparables et compréhensibles par les consommateurs. De plus, comme cela a été démontré par le passé dans de nombreux domaines, une réglementation franco-française ne peut que conduire à des distorsions de concurrence qui, à terme, ne seront profitables ni aux filières ni aux consommateurs. INTERBEV demande donc aux pouvoirs publics que l’information donnée aux consommateurs de manière volontaire soit possible pour l’ensemble des produits alimentaires issus d’animaux ayant eu accès à une alimentation contenant moins de 0,9% d’OGM. De plus, une telle possibilité ne devra se mettre en place que dans le cadre préalable d’une harmonisation communautaire selon les modalités discutées au sein du CNC.
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