Au niveau mondial, les cours sont en forte hausse, en particulier pour le sucre brut qui a gagné 80 $/t en deux mois (+ 30 %). Dans le même temps, le sucre blanc a progressé de 60 $/t (+ 15 %). Le sucre brut avoisine désormais 350 $/t, tandis que le sucre blanc raffiné dépasse les 450 $/t. Des cours aussi élevés n’avaient pas été constatés depuis juillet 2006. Cette hausse s’explique principalement par le bilan sucrier mondial, déficitaire en 2008/2009. La consommation mondiale pourrait, selon les dernières prévisions des analystes, dépasser de 8 Mt la production mondiale. Cette dernière est évaluée à moins de 160 Mt, en raison du recul sensible des productions chinoise et indienne que le Brésil ne parviendra pas à compenser. Cette tendance devrait se poursuivre en 2009/2010, avec un déficit de production de 5 Mt par rapport à la consommation. Au niveau européen, les cours mondiaux actuels freinent les importations de l’Union. A contrario, ce contexte profite aux exportations européennes de sucre « hors quota ». Le bilan hors quota s’allège, avec un stock de fin de campagne réduit. Pour le sucre sous quota, le stock de fin de campagne devrait rester proche de celui constaté l’an dernier. Au niveau français, l’hexagone a produit cette année 3,2 Mt de sucre sous quota, soit près d’un quart de la production européenne et 1,2 Mt de sucre «hors quota » (40 % de la production européenne). Pour 2009, la surface semée en betteraves est estimée par FranceAgriMer à 370 000 ha, en progression de 6 % sur 2008. Cette progression concerne toutes les régions productrices et toutes les utilisations (sucre alimentaire, sucre industriel pour la chimie et la pharmacie, alcools…).
Source FranceAgrimer
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