Sur le papier, les techniques culturales sans labour permettent de réduire les coûts de mécanisation grâce à la diminution du parc matériel, du coût de carburant et du temps de main d’œuvre consacré à l’implantation des cultures. Cependant, les techniques « simplifiées » sont plus coûteuses en frais de désherbage et en moluscide (limaces). En effet, le contrôle des adventices est plus complexe surtout dans les systèmes « monoculture » et à rotation « colza, blé, orge d’hiver ». De plus, la gestion des résidus (paille notamment) peut poser problème lors de l’implantation. La pratique du semis direct nécessite donc une bonne connaissance du sol, une meilleure gestion des adventices et des limaces, et du matériel spécifique tels les semoirs directs, les semoirs directs animés, les polyvalents et les combinés… au risque de voir bien souvent sa facture d’intrants augmenter. L’économie directe sur les charges de mécanisation peut donc être annulée par une hausse des intrants ou du nombre de passages (déchaumage, décompactage…). C’est là tout l’enjeu du passage aux techniques simplifiées.
Côté temps de travail, la simplification du travail du sol a pour avantage de baisser le temps de traction par hectare, diminuant ainsi la charge de travail globale. Ce temps libéré est à son tour, à plus ou moins long terme, source de gain financier en permettant la diversification vers une autre activité ou en économisant de la main d’œuvre salariée.
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