"De nombreuses productions jouent leur revenu en quelques semaines", ont dit dans un communiqué commun la FNSEA, principal syndicat agricole français, ainsi que ses branches spécialisées dans les fruits et légumes. Jeunes Agriculteurs, proche de la FNSEA, est co-signataire de cet appel. "Les difficultés sont réelles dans les exploitations" où le "travail de production est de plus en plus compliqué et contraint", selon les producteurs qui ne veulent pas voir ce "dur labeur" remis en question "par des importations ou des produits bradés". A titre d'exemple, les pêches et nectarines, actuellement disponibles sur les étals, sont à près de 70% d'importation espagnole alors que la production française est désormais disponible, selon le président de la Fédération nationale des producteurs de fruits (FNPFruits), Bruno Dupont. Si le prix des produits espagnols est d'environ 1,40 euro le kilo, celui des pêches et nectarines françaises est un peu plus élevé, entre 1,70 et 1,90 euro le kilo, toujours selon M. Dupont. Les signataires de l'appel mettent également en avant les efforts réalisés pour une plus grande "qualité" des produits français. Ils soulignent aussi la nécessité d'encourager une "production et une consommation de proximité". "Au-delà d'un bilan écologique favorable, elle permet à tout un tissu d'emplois et d'activités de vivre, de se maintenir et de se développer", ajoutent-ils.
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