Les prévenus, qui se sont rendus à la cour d'appel en cortège, accompagnés de leur comité de soutien, sont poursuivis pour la destruction d'une parcelle de maïs transgénique en 2007 à Poinville (Eure-et-Loir). En première instance, les 58 militants, dont 23 sont également poursuivis pour avoir refusé de se soumettre à un prélèvement d'ADN durant leur garde à vue, avaient été relaxés le 6 juin 2008 à Chartres de l'ensemble des poursuites. Le parquet avait fait appel de cette décision. "L'objectif est d'obtenir la confirmation de la relaxe et de montrer que le citoyen a son mot à dire en matière de protection de l'environnement et d'alimentation", a déclaré à l'AFP Franciska Soler, une faucheuse volontaire prévenue. "La particularité" du procès qui s'est tenu à Chartres en 2008, "est qu'il s'est inscrit dans un calendrier politique très particulier, à un moment où les OGM étaient d'actualité avec l'attente des conclusions du Grenelle de l'Environnement et le vote de la loi sur les OGM", a-t-elle ajouté. Le jour même de l'audience à Chartres, le 22 mai 2008, le Parlement adoptait un projet de loi controversée sur les OGM, transposant une directive européenne de 2001. Le texte reconnaissait "la liberté de consommer et de produire avec ou sans OGM" en France et instaurait un délit de fauchage passible de deux ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende. Du côté du semencier Monsanto, on entend faire "valoir ses droits", en déplorant "des actes de violence" sur un site "contrôlé à maintes reprises par les autorités". "Il est plus que temps de relire la loi de juin 2008 et de ne pas laisser à une minorité la possibilité de bloquer le débat", a dit à l'AFP Yann Fichet, directeur des affaires publiques du groupe agrochimique américain.
|
© AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.
|