Les prix des céréales augmentent légèrement en octobre. Au cours du mois, les marchés mondiaux ont été soutenus par les mauvaises conditions climatiques aux États-Unis qui ont perturbé les moissons de maïs et engendré des retards pour les semis de blé. Deux facteurs économiques ont aussi contribué à cette hausse : la baisse du dollar et la hausse des cours du pétrole. La première a rendu plus attractifs pour les fonds d’investissement les contrats sur les céréales qui sont libellés en monnaie américaine. Et la hausse des cours du pétrole renforce l’intérêt des céréales en matière de biocarburants.
Les prix des oléagineux sont en hausse. La hausse du prix du pétrole consolide le débouché énergétique du colza.
Les prix des vins diminuent dans l’ensemble, malgré des estimations de récolte pour cette année en deçà du niveau moyen. Le faible dynamisme de la demande pèse plus particulièrement sur le prix des vins de qualité.
Les prix des fruits frais restent très inférieurs à ceux de 2008 (-18%). Le prix de la pomme chute. La production de pommes françaises s’ajoute à une offre étrangère déjà abondante et peine à s’écouler à l’exportation.
Les prix des légumes frais n’ont pas encore retrouvé leurs niveaux de 2008. L’offre excédentaire de courgettes, tomates et de concombres a fait chuter leurs prix. Leur consommation a ralenti après le pic estival ; de plus, l’offre étrangère, notamment en provenance d’Espagne, a massivement relayé l’offre locale. Le regain saisonnier de demande de certains légumes tarde à se matérialiser alors que l’offre est déjà bien déployée (mâche, carotte). Une offre plus resserrée a permis aux prix d’autres légumes de s’apprécier (chou-fleur, endive).
Les prix de la viande sont quasi stables. La diminution des abattages a permis d’augmenter le prix du bœuf tandis que la concurrence allemande limite les débouchés pour l’offre de porc français.
Le prix du lait de vache baisse sensiblement au mois d’octobre.
Source Insee