Les éleveurs laitiers ont tout intérêt à garder et engraisser les vaches de réforme pour améliorer leur valorisation. Pour preuve : les études menées à la station expérimentale de Mauron dans le Morbihan. Elles ont montré les incidences techniques d'un engraissement des animaux de réforme (. Les animaux en question ont été « finis » à l'auge, avec une ration à base d'ensilage de maïs, de correcteur azoté et de minéral. Les effets de l'engraissement sont probants au plan technique. La conformation de la carcasse et la note de gras s'améliorent nettement par rapport à la grille de cotation EUROP. A titre d'exemple, sur la semaine 21 de l'année 2009, la cotation nationale constatée pour une vache classée P = 2 était de 2,15 €/kg, alors qu'elle était de 2,65 €/Kg pour une vache O = 3 ! Autre point important : l'alourdissement de la carcasse qui contribue à une meilleure valorisation de l'animal. Engraisser les réformes suit donc une logique économique indéniable. Attention, c'est aussi un pari pour l'éleveur. En décalant de 3 mois la sortie de ses vaches de réforme, on peut, subir des baisses de cours ou profiter des hausses. Ceux qui réforment surtout en fin de campagne laitière peuvent aussi espérer tirer profit de la remontée saisonnière des cours attendue au printemps. Avant de se lancer, il convient aussi de veiller à respecter certaines règles. La première d'entre elles : choisir une alimentation de qualité. Il faut aussi disposer de places supplémentaires afin d'éviter les densités trop importantes. Faire un tri rationnel des animaux s'imposera également. Inutile d'engraisser des vaches réformées pour des problèmes sanitaires graves, des vaches trop âgées ou trop maigres. Il faut aussi savoir vendre lorsque la vache est prête. Une phase de finition trop longue pourrait conduire à un excès de gras, préjudiciable à la vente.
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